Le goût du sang
Article mis en ligne le 2 novembre 2013
dernière modification le 3 novembre 2013

par la rédaction
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Le goût pour le sang remonte aux débuts de l’histoire de l’humanité. La mise à mort des victimes s’accompagne, suivant les générations, d’une rare ingéniosité en ce qui concerne les tortures, qui sont des préliminaires amoureux.

Dans le monde grec, on sait que tout commence par un enlèvement, celui d’Hélène. Je ne discuterai pas pour savoir si Hélène ne souhaitait pas provoquer un peu son homme, par une particularité très originale. Son papa s’appelait Zeus, ce qui n’est pas courant, d’autant plus qu’il prit la forme d’un cygne, car il voulait séduire Léda. Bref, abrégeons, cette Hélène qui était belle sans être une poire, comme aujourd’hui, épousa le plus bel homme de la contrée, un nommé Ménélas.

Léo Ferré, qui n’était pas un imbécile, mais le premier poète du xxe siè­cle, connaissait le coup, et, dans la chanson La Mémoire et la Mer, il commence ainsi : « la marée je l’ai dans le cœur/ qui me remonte comme un signe/ je meurs de ma petite sœur/ de mon enfant et de mon cygne… »

Donc, il psychanalyse en somme, la mer, ce qui n’est pas rien, vu la surface, et c’est dommage que la Mort avec sa faux (je suis un rural, j’ai vu la Mort en face et je lui ai trouvé le visage plat, « camard » ou « camus »), dommage qu’il n’ait pas eu le temps de mettre en musique les Chants de Maldoror de Lautréamont, car il aurait fait encore mieux, avec cette apostrophe célèbre : « Je te salue, Vieil Océan !… »
Mais je sais très bien où je veux en venir, je n’essaie pas de « noyer le poisson », comme une vulgaire sirène ! (entre parenthèses, une femme qui chante aussi bien, mais qui finit en queue de poisson, c’est décevant…)

Donc, Hélène, avec son papa zoophile, est la première cause de la première guerre dans la civilisation grec­que. Gréco-latine, devrais-je dire. On sait les horreurs qui ont jalonné cette histoire de femme, c’est encore pire que les outrances de DS-K et de Chris­tine Boutin ! (Ah bon, vous ne saviez pas ?… si !… Christine Boutin a travaillé comme boniche auprès du couple infernal Anne Sinclair-DS-K. Elle était née [la Boutin] à Levroux, 36130, et elle a donné son nom à l’expression bien connue des hommes de croupe, les « petites boutines ». Demandez à Chirac avant qu’il ne sombre définitivement dans sa maladie au nom imprononçable !)

Je rappelle l’astuce du cheval, (de Troie) animal érotique s’il en fût, souvent évoqué, à ce titre, par Maupassant, dont on connaît la formule célèbre : « Les hommes de guerre sont les fléaux du monde. » Je résume, le cocu s’appelait Ménélas, c’était de la mythologie, mais les mythologies sont souvent plus vraies que la réalité toute plate !

On connaît aussi les horreurs de la guerre de 14 par Henri Barbusse et Louis-Ferdinand Céline. Céline était ami d’Élie Faure, lequel auteur d’une Histoire de l’art en cinq volumes, nous rappelle que les Indiens précolombiens ne valaient pas plus cher. Les Incas, en effet, ne se contentaient pas d’abreuver les sillons, ils procédaient à des sacrifices humains, et, nous dit Élie Faure, en entrant dans le temple, ils avaient du sang jusqu’aux genoux !

J’étais parti du sang et j’y reviens, afin de ne pas dérouter les étudiants « grands débutants », dans l’histoire mon­diale des guerres depuis les origines.
Attention, regardez où vous mettez les pieds, le sang est glissant, surtout quand il est con sacré, par de sacrés cons (finalement, je retire cette formule, elle est trop bête.)

Mais je voulais montrer dans ce texte pacifiste, que la paix est toujours possible, envisageable ! À condition d’avoir le moral.

Et je ne résiste pas au plaisir d’ironiser sur la prétendue victoire du 8 mai 1945. Elle se concrétisa par une fusillade, à Sétif, qui fit, selon les sources, entre 15 000 et 40 000 morts.

Et j’ajoute que l’armistice n’était pas signé avec le Japon. On oubliait le plus sinistre des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki. Le 6 août 1945 pour la première giboulée, le 9 août 1945 pour Nagasaki. Dans le premier cas, on dénombra entre 70 000 et 80 000 morts, dans le second au moins 70 000 victimes immédiates. Par la suite le chiffre des victimes augmenta régulièrement et il n’est pas encore stabilisé.
Précisons que les Américains avaient visé un hôpital avec une bombe qui s’appelait gentiment « Little Boy ».

Et on voudrait qu’je sois joyeux ?

Allez vous faire foutre, vous les maîtres du monde !

Rolland Hénault

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