Motion finale du Congrès 2005
Article mis en ligne le 20 octobre 2005

par GY
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RÉUNIE en congrès, l’Union pacifiste de France constate que :

- Avec leur croisade contre le « terrorisme », les chefs de bandes armées sont souvent des chefs d’États. Jouer sur le racisme (expulsion d’immigrés) et sur les peurs nationalistes, permet de détruire de plus en plus de richesses (privatisation des retraites, de la sécurité sociale, de l’éducation, des transports, de l’énergie...). Les énormes budgets militaires et l’accumulation d’armes nucléaires traduisent un mépris absolu de l’environnement et de la vie, tout en autorisant des pratiques totalitaires.

- Les profiteurs de guerre s’engraissent sur cette généralisation de la violence aveugle. Par leurs massifs bombardements médiatiques manipulant l’information, ils conditionnent l’opinion publique à l’acceptation de la violence armée, comme si c’était le seul exutoire possible à l’épidémie irrationnelle de paranoïa, qu’ils propagent artificiellement sur toute la planète. Ils tentent également, pour pouvoir continuer - en toute impunité - à piller et à fabriquer des montagnes de cadavres, de déconsidérer les pacifistes en les assimilant, par leurs campagnes calomnieuses, à des utopistes, à des fous, voire à de dangereux « traîtres ».

- Ces seigneurs de guerre ne survivent que par la servitude volontaire. Pour eux, même les salariés de l’armement ne sont rien que des petits soldats à sacrifier sur l’autel du patriotisme. Les profits s’avèrent bien plus importants dans les fournitures aux troupes (pour Sodhexo ou Accor par exemple) que dans les arsenaux (qui accumulent de lourdes pertes) : le tout sécuritaire ne prépare en fait que le tout funéraire.

- Le premier acheteur mondial de matériel militaire en 2005 est un pays qui peine à nourrir sa population et dont la pauvreté s’aggrave : avec 5,7 milliards de dollars de commandes d’armes, l’Inde a détrôné l’Arabie Saoudite (2,9 milliards).

L’Union pacifiste, section française de l’Internationale des résistants à la guerre, persiste donc dans son rejet sans concession de l’institution de la violence, qu’est l’armée, et vise la démilitarisation totale de la société, selon la proposition de loi n° 93-271, déposée au Sénat.

Saint-Chamond, le 2 octobre 2005

Actus



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