100 ans et toutes ses plumes !
Article mis en ligne le 27 septembre 2016
dernière modification le 11 novembre 2016

par GY
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Pour les 100 ans du Canard Enchaîné, la BPI du Centre Pompidou et moi-même avons organisé une rencontre conviviale entre les rédacteurs et les lecteurs du journal.
Après la projection du film : Aux quatre coin-coins du Canard, des journalistes et des dessinateurs du volatile ont pu partager avec le public les fruits de leur passion.

Les spectateurs ont été heureux de revoir dans le film Aux quatre coin-coins du Canard, tourné en 1986, les grandes plumes et les grands crayons de l’époque : Roger Fressoz, Gabriel Macé, Bernard Thomas, Yvan Audouard, Car­don, Kerleroux, Moisan, Cabu…
Pendant le débat qui a suivi, le public a fait la connaissance d’une grande partie de la rédaction 2016 du Canard : le directeur, Michel Gaillard, les rédacteurs en chef Louis-Marie Horeau et Erik Emp­taz, le rédacteur en chef adjoint Jean-François Julliard, les journalistes Odile Benyahia-Koulder, David Fontaine, Anne-Sophie Mercier, Jean-Luc Porquet, Jean-Michel Thénard, le spécialiste des contrepèteries Joël Martin, la correctrice Ma­de­leine Thibeau, les dessinateurs Ker­leroux, Mougey, Pancho, Pétillon.
En 1981, le directeur Roger Fressoz di­sait : « Comme journaliste, j’observe la politique française depuis trente-cinq ans… J’ai toujours constaté que les gouvernements successifs, quelle que soit leur tendance politique, gauche ou droite, essayaient à des degrés divers, de mani­puler, de canaliser, d’anesthésier, de neu­traliser, de domestiquer la presse. »
Qu’en est-il actuellement ? Les journalistes présents nous ont confirmé que, malgré l’état d’urgence sans cesse prolongé par le gouvernement, ils gardent leur esprit critique, leur liberté d’expression et leur totale indépendance.
Le Canard enchaîné est la propriété de ses journalistes. Il a toujours déjoué les tentatives d’achat dans les périodes difficiles et jouit aujourd’hui d’une bonne santé financière. Il refuse la publicité et se met ainsi à l’abri de la pression des an­nonceurs. Sa liberté d’écrire, de dessiner et de publier toutes les informations qui lui semblent importantes lui a permis de gagner et de conserver l’entière confian­ce de ses lecteurs.
Et les dessinateurs continuent, com­me le disait Cabu, à « venger le lecteur », toujours avec sens politique et humour.
Nous avons eu le plaisir de constater que ces journalistes n’ont pas oublié Louis Lecoin. Henri Jeanson l’avait soutenu en 1962 dans sa grève de la faim pour obtenir le statut des objecteurs de conscience. Michel Gaillard nous a rappelé qu’il l’a bien connu quand il fréquentait, avec May Picqueray, la rédaction du Canard. Jean-Luc Porquet a souligné dans sa rubrique « Plouf » l’action de Louis Lecoin et celle de l’Union pacifiste. Maurice Montet a été applaudi par le public quand il a cité, dans son intégra­lité, la citation de Lecoin qui est en exergue de notre journal.
Une belle soirée qui restera dans les mémoires des canetons.

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Affiche Wozniak

Et pour celles et ceux qui n’ont pas pu être avec nous, je signale que le film Aux quatre coin-coins du Canard est en accès libre sur mon blog à l’adresse : http://bbernard.canalblog.com/archives/2013/01/05/26076045.html

Bernard Baissat

Actus

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