Pour en finir avec le délit de solidarité
Article mis en ligne le 24 février 2017

par GY
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Procès d’habitants de la vallée de la Roya « coupables » d’être venus en aide à des réfugiés, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d’intimidation, poursuites – et parfois condamnations – de personnes ayant agi en soutien de migrants ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à Saint-
Étienne, à Meaux… On assiste, depuis plusieurs mois, à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit.

Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n’adhèrent pas aux politiques de non-accueil et de mise à l’écart des migrants et qu’elles n’hésitent pas, pour cela, à les assi­miler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilés et les exploitent : passeurs et trafiquants en tout genre.
Cent organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste par lequel elles entendent dénoncer ces pro­cédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d’actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s’opposer à des politiques qu’on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu’en agent de politiques de fermeture : le droit d’agir en toute humanité.

L’UPF a signé ce texte de la Cimade

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