Donald au pays du matin calme
Article mis en ligne le 1er novembre 2017
dernière modification le 11 novembre 2017

par GY
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Non j’avais pas envie de vous parler de tous ces maladroits Catalans qui sont tombés dans l’escalier en essayant d’aller voter ; ou qui se sont heurtés à la petite baguette tragique de ces fées-noumènes qu’on appelle gardiens de l’ordre établi ; je voulais pas vous parler de ces Catalans malhonnêtes qui ont truqué les photos, ou se sont fracassés exprès, pour faire croire que... Que quoi non mais des fois. Il faut parler Franco ! Oh pardon ! Je voulais pas parler de ces mauvais citoyens, chez eux comme dans le pays voisin, qui croient que la rue peut s’exprimer, que la rue peut primer, que la rue peut frimer, que la rue peut rimer avec la charrue, qu’on mettrait avant les nerfs de bœufs, que la rue peut ruer, comme son nom l’indique, comme son NON l’implique, dans les brancards. Les brancards envahissent les rues, mais après seulement. Après le passage des forces dites de l’ordre. Barcelone n’avait pas vu ça depuis les trente-six chandelles qui l’avaient soufflée. Entre brancard et branquignol, il n’y a jamais que quelques écarts de vocabulaire ; quand tu rues dans les brancards, ou quand la rue rue, danse la carmagnole et cucarachise au son de « L’Estaque », remettant à l’ordre du jour le chanteur, aujourd’hui écrivain, Lluis Llach, les branquignols, les grands guignols ruent à leur tour, en un tour de roue... ou de manivelle. De la manif magnifique à la panique planifiée, il n’y a pas plus qu’un pas de LOI.
C’est tellement difficile de se comprendre – soit on est compris, soit on est con pris (c’est-à-dire pris pour un con) – en parlant la même langue, ou en croyant parler la même langue ! Encore faut-il mettre le même sens sur les mots. Certains pensent qu’un autre monde est possible, d’autres comprennent que notre monde est une cible. Et s’arment en conséquence. Les conséquences, on les connaît. Mais les inconséquents n’en tirent pas... les conséquences. Ce qu’ils tirent, par conséquent, ce sont d’autres séquences... de tir. Eh con, c’est quand... qu’on désarme ? Ça va pas la tête, non ?
Bref, entre ce qui est dit et ce qui est perçu, la marge est large. Entre la langue de bois et la banque de loi... Certains font gaffe au site, d’autres se gavent au glyphosate. Certains ne paient pas de mine, d’autres, mine de rien, ne s’en privent pas. Ça nous mine ! Et si l’État mine, pisse-t-il ? Mais je ne voulais pas parler de ça, tu m’entraînes dans tes labyrinthes...
Non, je voulais vous parler cinéma, une fois n’est pas coutume, et vice versa. Je vais vous parler art ; je vais vous parler culture. Vous parler d’un film que vous n’avez pas vu, mais dont vous avez sans doute entendu parler : la dernière super production de « WHAT THIS NAME », un pseudonyme peut-être. Le film s’intitule « Donald au pays du matin calme ». Précisons que toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant cru exister ne serait pas totalement fortuite comme eux-mêmes le furent, ou le sont. Mais c’est un film médical, pas politique. Ou alors poly-tics.
C’est un film médical. Une foire n’est pas coutume. Une espèce de mise en garde contre une maladie en recrue d’essence (ou des sens, je ne suis pas sûr de la traduction). Et je crains qu’en dépit de la conne-ivance des États avec les lobbies pharmaceutiques, il n’y ait pas de vaccin contre cette épidémie, qui fait des ravages. Très contagieuse. Et incurable.
La Chorée puisqu’il faut l’appeler par son nom... Avec un H, ou une, éternelle question. La Chorée, qu’on appelle plus vulgairement la danse de Saint Guy. Saint Qui ? Saint Guy ! Un ami de saint glinglin. Cette danse très singulière est pourtant souvent au pluriel, on ne peut pas danser seul, et dans ce cas-là, comme chacun sait, on la nomme la danse de Saint Glé. Glé c’est le pluriel de Guy ? Pas forcément, mais en l’occurrence oui. Disons que c’est un pluriel irrégulier, comme le furent la plupart des personnages.
L’histoire, avec un H, ou une (je ne voudrais pas tout dévoiler, des fois que vous vouliez aller voir le film). Oh, de toute façon, vous en entendrez parler. Le personnage s’appelle Donald, oui comme le canard, en hommage (avec un H, ou une) au créateur d’icelui et de sa clique. Et le Donald en question, qui ne s’en pose pas beaucoup précisément, vu qu’il fait partie des gens qui ont toujours raison (et n’ont plus toute la leur) mais c’est le personnage, rappelons que toute ressemblance avec des saint Guy ou des saint Glé ayant cru exister ne serait pas le fait du hasard (avec une H, ou un, faut bien changer un peu). Or donc le personnage, Donald, est atteint, comme la tarte, d’une drôle de maladie qui lui donne la bougeotte et l’envie de tirer sur tout ce qui bouge. Comme il est roi de son pays, un pays où chaque habitant possède un gros joujou qu’on appelle pan-pan-tue-tue, il contamine rapidement ses sujets, qui en l’occurrence, qui, en loques, ou rances, sont plutôt ses objets. Et très vite la maladie gagne du terrain, sur tous les fronts, dans tous les pays, même à l’autre bout de la terre où vit son sosie, lequel est atteint, comme le miroir, du même virus. Mais il faut bien, c’est le propre de cette maladie, montrer qui est le plus fort... Bref à la fin les deux personnages, oh c’est confus le scénario, ne forment plus qu’un ! Ça aussi, c’est l’effet de cette maladie, et le nouveau roi s’appelle Kim Tromp – ce kim tromp personne ! – comme il y eut dans les années jadis un King Kong, lequel était malgré tout plus humain (avec un H, ou une, à vous de choisir).
Mais je ne voudrais pas tout vous dévoiler, le film aura du succès. Comme toujours les Picsous de la planète en feront des copies, des jouets, des jeux vides eh, oh ! Et l’on pourra tirer la chevillette, la bombinette cherra. Chère à qui ? C’est un autre épisode.
Et qui sait si le productueur n’aura pas un jour le prix Nobel. Ah oui, dans tout ça, j’ai même pas eu le temps d’en parler, du prix Nobel. D’autres le font. Si ce prix peut avoir une quelconque portée, la Paix est pour demain. Bravo !

Yves Le Car Provisoire

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