Bas les armes, Citoyen, Citoyenne !

Grand débat national - Petite rencontre locale
Dialogue tout azimut, Colère exprimée et envolée lyrique
Les citoyens/citoyennes s’entretiennent, s’affirment et s’interrogent
Certains sont mutilés en arrachant le maquillage de cette gouvernance
Et si le peuple souverain prenait réellement conscience ?
Ne se dirigerait-il pas vers la démilitarisation et l’entraide ?

Autour du zinc du Biobar ou du Cas-fée citoyen, le Vieux Beatnick et Paixdro échangent encore sur le grand débat ou plus exactement sur leur prochaine rencontre locale. Paixdro a réussi à convaincre le Vieux Beatnick de l’aider à en organiser un dans le coin, et maintenant que VB a compris à quel point cela pouvait être positif et nécessaire pour tous…

P ; C’est important, dés le début de présenter tous les éléments significatifs, qui indiquent l’urgence et les perspectives pour notre pays si ces débats n’accouchent que du superficiel ou du baratin. Par contre, sur les affiches, bien leur demander de venir avec leurs essentiels, leurs interrogations et leurs éventuelles solutions.

VB : Ouais, mais ça risque d’aller dans toutes les directions, il faut que cela parle à chacun et chacune. J’ai bien réfléchi, il y a plein de domaines où sans être spécialiste ou soi-disant « compétent », ensemble en ayant une attitude de bonne volonté, nous pouvons au moins faire des remarques et permettre d’avancer, mais trouvons des sujets qui puissent susciter l’enthousiasme et faire venir des personnes les plus variées possible : nous pouvons faire avancer le DUE (Désarmement Unilatéral Exemplaire) mais c’est trop frontal.

P : Pire que ça, pour beaucoup c’est utopique, à côté de la plaque, par contre sur le désarmement nucléaire cela pourrait déboucher, surtout qu’il y a la campagne du réseau d’associations ICAN France qui vient justement de l’inclure dans le grand débat national. Je rappelle que c’est cette ONG qui a eu le prix Nobel de la Paix 2017.

Coquelicot : Bonjour les babas. Alors ? Toujours des hauts et débats ?

P ; T’inquiète pas, il y aura Léo et tu pourras mettre des bas.

Coquelicot : C’est sûr que je viendrai, moi j’aimerais que l’on parle de comment ne pas transmettre un monde à moitié pourri à nos enfants.

VB ; Voilà notre sujet fédérateur ! Y a tout là-dedans, l’humain comme base, pas l’économie ou la finance. Si ce débat marche bien, si ça crée du lien avec d’autres personnes, nous recommencerons -mais avec la municipalité non ?

P : Ouais, je suis sûr qu’ils nous soutiendront, même tous, s’ils nous comprennent, et ça pourrait se passer dans la salle polyvalente.

VB : Qu’ils nous soutiennent tous, ça c’est autre chose, disons que si c’est bien présenté ils n’oseront pas dire non, d’ailleurs je ne sais même pas s’ils ont le droit, si la salle est libre.

P : Bien, écoute, chacun ses valeurs !

VB : Hé ouais, mais on doit suivre celles de la majorité, celles du plus fort, souvent la moins géniale. De toutes façons cela peut se passer au « Cas-fée citoyen ».
Bon, il ne faut pas que ce soit seulement bien présenté, nous devons faire prendre conscience que notre société se transforme vraiment en Titanic, alors qu’au lieu de sombrer, elle pourrait vraiment décoller, favoriser les accolades et danser. Les gens ont peur, c’est un très bon signe, cela veut dire qu’ils prennent conscience de leurs responsabilités et du monde qui s’annonce, s’ils ne se bougent pas un peu le cul de leur fauteuil.

P : S’ils ne se remuent pas plutôt les méninges ET LE CŒUR !

VB : Bien sûr, mais beaucoup d’entre nous préfèrent que cela ne change pas tant que ça baigne pour eux. Mais ils se rendent compte aussi que notre type de développement engendre les déséquilibres, que les pays pauvres, les anciennes colonies, veulent leur part et suivent notre exemple. Qu’il nous faut organiser le passage en transition, ou bien l’espèce humaine et ses voisins iront vers l’apocalypse.

P : Nous sommes d’accord, en gros, sur tout cela. Mais pour le débat-rencontre, nous devons choisir un thème qui fasse l’unanimité.

VB : Nous l’avons maintenant : c’est les jeunes, ce que nous leur laissons.

P : Ah ouais, merci Coquelicot, Les jeunes, les enfants, les ados, voilà le potentiel à préserver et à développer, ce que tu disais l’autre jour ; nous naissons dans un monde généralement accueillant, puis à mesure que nous grandissons nous prenons conscience qu’il n’est pas si accueillant que ça, surtout si nous sommes d’une famille modeste.
L’école est très loin d’offrir la possibilité d’épanouissement optimum, il faudrait pouvoir leur offrir le maximum de permissions, ou plutôt d’occasions de découverte de leurs propres potentiels, de leurs propres goûts, il faut que chacun, chacune, se sente chez soi avec dans une ambiance d’entraide, pas dans un cadre de concurrence non respectueuse, surtout avec des perdants d’office (ou très probables), c’est là-dessus que nous devons proposer le débat.
Que les parents réclament ensemble plus d’investissement. Une institutrice ne peut pas tout faire dans une classe, n’a pas toutes les qualifications. Nos gosses sortent de l’école sans avoir envie de s’exprimer dans un art, sans savoir jouer d’un instrument de musique, sans avoir fait partie d’un chœur, alors qu’il y a plein d’intermittents du spectacle qui n’ont pas assez d’emploi.

VB : Mouais c’est bon, nous pouvons faire une bonne affiche, un truc simple, court, et il pourrait y avoir des suites entre parents.
On leur propose quand même d’amener des sujets pour le prochain débat ?

Les Locaux Motivent LA PAIX ! en eux-mêmes et autour d’eux