Halte à la violence chez les élus du peuple !
Article mis en ligne le 22 juin 2007
dernière modification le 9 juin 2010
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LES dernières élections législatives ont donné lieu à de regrettables violences et on frémit à l’idée qu’elles puissent se généraliser et détruire la démocratie parlementaire, laquelle garantit chez nous l’égalité, la liberté, la fraternité, le droit au travail, la Sécurité sociale, les droits de l’homme, la convivialité, la libre discussion entre les exploités et les exploiteurs, le droit imprescriptible à la connerie humaine la plus absolue et même d’autres valeurs essentielles, comme la zoophilie, le mariage avec les autruches, la consommation des asticots crus, l’achat de la merde en tube, et quelques autres libertés fondamentales, comme l’autorisation d’enculer les mouches, les serpents à sornettes, les éléphants, les ânes, au nom du principe selon lequel tout citoyen a le droit d’être con, archicon et même davantage, jusqu’à la limite de l’épuisement de la notion de connerie !

Voilà, j’espère que vous m’avez compris, et je sens chez vous une approbation tacite, qui me procure un très grand plaisir. Donc, je peux entrer dans le sujet : la violence électorale.

Les lecteurs assidus des quotidiens, les contemplateurs habituels du petit écran, n’auront pas été sans remarquer que, à la suite du premier tour des élections législatives, il y en avait un second, et c’est le début des outrances : au second tour de ces amusantes rencontres entre candidats à un salaire dix fois supérieur au Smic, on en arrive à une sorte de guerre civile, sanglante, dont les effets risquent d’être abominables, indignes d’une démocratie digne de ce nom.

Je rappelle pour les malentendants, qui ont abusé de la masturbation, ce qu’est une « démocratie digne de ce nom ». C’est un régime politique où les pauvres peigne-culs se rendent aux isoloirs, désignent leurs futurs enculeurs et rentrent chez eux, plus ou moins bourrés, mais remplis d’un sentiment patriotique, vu qu’ils ont fait leur devoir civique de citoyens alcooliques, mais responsables.

Oui, j’arrive au sujet !

Le lexique électoral est inquiétant, et je reste modéré. Le lexique électoral est à la limite de la guerre civile !

Première observation (prenez des notes, c’est un cours d’instruction civique), les affrontements entre candidats relèvent de la plus extrême violence, puisque la presse nous assure que ce sont des « duels du second tour ».

Ici, je dis : « Halte-là, patriotes ! » Le dernier en date des duels en reality show fut celui qui opposa Gaston Defferre à un hurluberlu dont j’ai perdu le nom. Le danseur Serge Lifar ? Non, je ne suis pas certain de l’identité exacte des combattants. Je sais seulement que Gaston risqua sa peau ! Et ce qu’elle enveloppait, bien entendu, c’est-à-dire Gaston lui-même, en chair et en os ! Ces temps cruels me semblaient révolus, et d’ailleurs Gaston triompha du ridicule dans cet affrontement d’un autre temps.

Mais aujourd’hui, un duel électoral, ce serait catastrophique ! En effet, plus aucun des fort nombreux candidats à l’élection ne sait manier correctement une arme, qu’elle soit blanche ou à feu ! Nous sommes en présence de créatures fragiles qui ne manient plus les armes eux-mêmes, mais se payent des remplaçants, qui font d’ailleurs le travail proprement, comme en témoignent les morts de MM. de Broglie, Fontanet, Boulin, Bérégovoy, etc. Et je ne compte pas les accidentés comme les victimes de la tuerie d’Auriol (vous devriez lire mon livre : Non, aux Éditions libertaires, et, aux mêmes Éditions, Les Égorgeurs, de Benoist Rey, et vous verriez un peu de quoi les humanoïdes sont capables, quand il n’y a pas de Louis Lecoin pour les retenir !).

Mais vous me permettrez de continuer à dévoiler l’aspect tragique de ces affrontements électoraux !

Non seulement, le second tour des législatives provoque des duels, mais ce pauvre Bayrou et ses congénères se trouvent (je cite) « laminés par le rouleau compresseur » de l’UMP.

Ici, je m’indigne : comment peut-on laisser des voyous, de l’UM en plus ! laminer un catholique pyrénéen, inoffensif, à peine onctueux, plein de bonne volonté biblique ? Et pourquoi laisse-t-on ces grands enfants débiles jouer avec un « rouleau compresseur » ?

Nous sommes ici à la limite des actes de barbarie.

Et nous sommes loin encore de l’horreur, car la presse parle d’une « déferlante », ce qui reste une catastrophe amusante, mais aussi d’un « tsunami » !

Oui, un tsunami, celui-là même qui renversa définitivement des dizaines de milliers d’innocents qui se contentaient d’essayer de survivre au milieu de l’adversité, dans des cabanes précaires, où les relations sexuelles étaient déjà sans cesse chancelantes, voire branlantes. Voilà ce qui attend désormais les représentants du peuple et leurs électeurs !

J’ajoute que, toujours selon les journalistes spécialisés, certaines villes importantes, « basculent », « tombent », à gauche ou à droite, de façon quasi imprévisible.

Quant aux « petits partis », ils ont été purement et simplement « écrasés » ! La boue sanguinolente charrie ainsi des trotskistes, des écolos, des défenseurs de la nature !

C’est insupportable ! Et, comme ajoute mon quotidien, en prime, il y a des salauds qui « brouillent les cartes », tandis que d’autres « essuient les plâtres » !

Bref, c’est le bordel, c’est le merdier, c’est la guerre !

Je propose à tous les pacifistes convaincus de préparer un projet de loi qui interdira ces dangereux affrontements qui déshonorent l’humanité : les duels électoraux et les élections elles-mêmes !

On condamne bien les spectacles sanglants offerts au public par d’autres animaux, les combats de coqs et les corridas, par exemple.

Alors pourquoi pas les combats de députés ? Un peu d’humanité, dans ce monde déjà si cruel pour les esprits simples !

Rolland Hénault

Actus



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