SNU ET « VACANCES APPRENANTES »

Covid oblige, au début du mois de juin 2020, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et son secrétaire d’État à la jeunesse, Gabriel Attal, ont inventé un nouveau concept pour occuper la jeunesse : « les vacances apprenantes ».
Cette année, dans ce cadre, le SNU sera aménagé, réduit mais maintenu. La première phase de cohésion est reportée mais la deuxième phase « mission d’intérêt général « est confirmée.
« Début juillet, 10 000 jeunes en uniforme vont venir servir leur pays auprès d’associations, de collectivités ou de corps de l’Etat. » déclare Gabriel Attal. Le nombre des appelés pour l’année 2020 est donc passé, à cause des règles de distanciation dans les chambrées, de 30 000 annoncés à 10 000. Mais Gabriel Attal précise : « La dynamique sera évidemment reprise dans les années à suivre. »
On peut s’interroger sur l’intérêt de maintenir le SNU après une catastrophe sanitaire. Le secrétaire d’État répond : « Les jeunes du SNU fourniront notamment un renfort aux associations d’aide alimentaire et de solidarité, qui seront encore très sollicitées cet été. »
Est-il possible de mettre les 10 000 jeunes recrues de 2020 au travail dans des conditions encore précaires ?
Est-ce que le budget prévu pour ce dispositif ne serait pas plus utile pour renforcer les services de santé mis en grande difficulté pendant la catastrophe sanitaire ?
Depuis 2019, le collectif NON au SNU demande l’abrogation du Service national universel qui représente un coût très important pour la population française et qui menace d’embrigadement les jeunes garçons et filles.

Bernard Baissat