Ukraine
Le nationalisme n’apporte que la guerre

Le 24 février, l’armée russe a envahi l’Ukraine par la Biélorussie, la Crimée et le Donbass. Cette agression visait certainement Kiev, toute proche de la frontière biélorusse. Plusieurs villes ont subi des tirs de missiles dont la capitale. À l’aveugle, comme tous les tapis de bombes largués sur des populations depuis la deuxième guerre mondiale.
Le 21 février 2022, 100 000 soldats russes avaient occupé les provinces ukrainiennes séparatistes de l’Est (Lougansk et Donetsk). Depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, le Donbass était déjà entièrement sous le contrôle de Moscou. La guerre civile de 8 ans y avait causé plus de 13 000 morts, comme par hasard, surtout des civils, sans oublier les millions de réfugiés ou déplacés d’une zone à l’autre dans leur propre pays.
Voilà, si nécessaire, la preuve qu’une économie centrée sur les armes ruine et disloque la société, en Ukraine tout comme celle de l’immense Russie.
Le nationalisme est attisé par le kriegspiel de puissances occidentales, lié à un approvisionnement en gaz de la Communauté européenne.
Le gouvernement de Kiev a reçu près de 3 milliards de dollars d’aide militaire des États-Unis. Ces stocks d’armements serviraient-ils à autre chose qu’à la guerre ?
Comme en France ou en Russie, de richissimes oligarques exploitent sans scrupule le pays. Ils achètent les médias et les parlementaires. La propagande patriotique forcenée des gouvernements ne se justifie que pour enrichir les marchands d’armes. Les bombardements, tirs de missiles, batailles de conquête n’ont pour but que tuer, terroriser et soumettre les individus. Les ressources ukrainiennes renforceraient le régime de Poutine, affaibli par la crise économique et la pandémie.
Dans la démonstration actuelle, la gesticulation des membres de l’Alliance terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN), se déployant sur la mer Noire et dans le ciel russo-ukrainien, n’a pour but que de faire croire à l’utilité des armées.
L’objectif du potentat du Kremlin est d’installer un terrible dictateur à sa botte, comme en Biélorussie, tout en gagnant une voix de plus à l’ONU.
L’Ukraine se trouve dans une situation d’infériorité militaire, sa chance de survie réside dans l’insoumission totale de sa population. Elle a montré son courage lors de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. La résistance civile non violente peut déstabiliser le colon russe, comme ce fut le cas en Inde.
Le conformisme militaire porte toujours l’apocalypse. Dire non ! Sortir des armées grégaire c’est affirmer avec l’IRG* la primauté du droit au refus de tuer. Pas d’échappatoire ! En n’agissant pas pour abolir l’armée, ou pour le désarmement, les citoyens cautionnent les crimes de masse, voire y participent volens nolens.
Tant que les armes crachent leur diktat, tant que la connerie militariste terrifie impunément, tant que les entreprises de la défense et de l’aéronautique empestent l’atmosphère par leurs mensonges grossiers, il y aura des guerres. Au prétexte de suspicions peu réelles ou par des menaces fabriquées de toutes pièces.
Quant à l’extinction de l’extrême pauvreté, soldats et policiers savent faire. À Calais, à Moscou comme à Kiev, tirez dans le tas !

Union pacifiste, 24 février 2022
*Section française de l’Internationale des résistant-es à la guerre
BP 40196, 75624 Paris cedex 13
union.pacifiste@orange.fr


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